Projets interdisciplinaires

Le projet de recherche que nous proposons vise à instaurer et à renforcer le continuum naturel interdisciplinaire au sein des établissements UBFC en associant les chercheurs de cette structure dans le but d’approfondir notre connaissance du territoire séquane, dans le Grand Est de la France (partiellement le territoire de la Région Bourgogne-Franche-Comté), de ses limites, de son organisation, de sa population et de ses habitudes de la conquête césarienne aux réformes de Dioclétien (du Ier siècle a.C. à la fin du IIIe siècle p.C.). La réalisation de ce projet repose sur un travail de collecte, d’indexation, de conservation, d’analyse et de restitution des données en recourant aux outils numériques (base de données, technologies 3D) afin de permettre également une valorisation des archives, des sites archéologiques, des documents numismatiques et épigraphiques, dont l’existence doit assurer, aux chercheurs comme au grand public, l’opportunité de retracer l’histoire d’une région, l’articulation entre les échanges – économiques, culturels, humains – locaux, régionaux et provinciaux et l’éventuelle constitution d’une identité séquane au sein de l’empire romain.

Historiens, archéologues, épigraphistes, responsables des musées ou des collections de Musée se trouvent ainsi placés au cœur de problématiques qu’affronte aujourd’hui la nouvelle région Bourgogne-Franche- Comté en ce qu’ils peuvent montrer comment s’organisent dès l’époque romaine les échanges avec les cités voisines, comment se constituent des réseaux économiques et culturels, autant de défis toujours d’actualité. Ce projet s’inscrit ainsi dans la tendance la plus actuelle des recherches tournées vers l’avenir à partir de questions qui touchent le passé. Comment préserver, restaurer, modéliser des édifices, des supports épigraphiques et numismatiques, comment rendre compte de la physionomie d’un territoire refaçonné par le temps pour mettre à disposition de la communauté scientifique et du public un patrimoine constitutif d’une histoire commune ? Quelles méthodes interactives imaginer pour partager ce savoir avec le plus grand nombre tout en garantissant la valeur scientifique de ces savoirs promis à une large diffusion ? Telles sont les questions auxquelles l’ensemble des chercheurs engagés dans ce projet et issus d’horizons divers va s’attacher à répondre en abordant l’étude du territoire séquane par le biais d’une réévaluation et d’une confrontation des sources disponibles rendues possibles par la prise en compte de la multiplicité des approches épistémologiques sur le sujet.

Coordinatrice :
Sabine LEFEBVRE
uB / ArteHIS
sabine.lefebvre@u-bourgogne.fr

Collaborateurs :

  • ISTA
  • Chrono-environnement
  • LE2i

Le principal objectif du projet BIONANOCAR consiste à développer des transporteurs nanométriques biorésorbables caractérisés par un temps de circulation suffisamment long afin d’exploiter pleinement le potentiel prometteur des nanoparticules d’or pour la radiothérapie guidée par imagerie. Pour atteindre ce but, deux stratégies différentes s’appuyant sur deux types de transporteurs seront explorées. La première repose sur le greffage de nanoparticules d’or qui présentent un fort potentiel pour la radiothérapie guidée par l’imagerie TEP/IRM à la surface de nanofleurs de maghémite alors que la seconde stratégie consiste à encapsuler ces nanoparticules d’or dans des nanoparticules de PLGA. Le rôle de ces vecteurs biorésorbables ne se limitera pas au transport des nanoparticules d’or radiosensibilisantes. En effet, les nanofleurs sont censées se comporter comme des agents de contraste négatif (T2) pour l’IRM et comme agents chauffants pour l’hyperthermie magnétique alors que les nanoparticules de PLGA devraient permettre la co- encapsulation de nanoparticules d’or et d’agents de chimiothérapie. Ce projet mise sur l’interdisciplinarité (inhérentes à ces collaborateurs) pour développer ces agents théranostiques originaux qui devraient permettre un meilleur contrôle de la croissance tumorale par radiothérapie.

Coordinateur :
Stéphane ROUX
UFC / UTNAM
stephane.roux@univ-fcomte.fr

Collaborateurs :

  • ICMUB
  • CGFL
  • EA4627
  • uB
  • UFC
  • CNRS

En France, 15 à 38% des personnes âgées vivant en maison de retraite souffrent de dénutrition contre 4 à 10% des personnes âgées vivant à domicile. Sans présumer du lien de cause à effet entre dépendance et dénutrition, force est de constater que malgré les moyens mis en œuvre dans la prise en charge des seniors dépendants, le risque de dénutrition reste élevée au sein de cette population.

Dans ce contexte, le projet ENGAGE a pour objectif d’explorer l’effet potentiel de stratégies visant à impliquer la personne âgée dans les repas pour maintenir (ou restaurer) la prise alimentaire en institution, condition essentielle pour prévenir la dénutrition et son impact sur l’autonomie, la santé et la qualité de vie de ces personnes.

Le projet ENGAGE développera des « stratégies engageantes », c’est-à-dire des interventions permettant aux personnes âgées institutionnalisées de rester impliquées dans l’acte alimentaire, tenant compte des attentes et des capacités préservées des personnes. Deux niveaux d’intervention seront ciblés : i) l’interaction entre les personnes et leur repas – comment permettre aux personnes âgées de choisir dans une situation de repas ; ii) l’interaction entre les personnes et la cuisine – comment permettre aux personnes âgées de rester impliquées dans la préparation des aliments.

Coordinatrice :
Claire SUMMONT-ROSSE
CSGA / INRA
sulmont@dijon.inra.fr

Collaborateurs :

  • CHU Dijon
  • uB
  • UFC
  • ARS BFC
  • INRA

L’objectif principal du projet est de caractériser le développement typique et atypique de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles dans un contexte multi-sensoriel. Quatre actions seront menées : 1/ Caractériser le développement de la capacité de discrimination des expressions faciales de la petite enfance à l’âge adulte en enregistrant des marqueurs cérébraux originaux ; 2/ Comprendre comment le contexte multi-sensoriel non visuel influence le développement de la capacité à inférer l’état émotionnel à partir du visage d’autrui ; 3/ Etudier dans quelle mesure des déficits de traitement multi-sensoriel contribuent au déficits de reconnaissance des expressions faciales émotionnelles, plus spécifiquement dans le syndrome de délétion 22q11.2 (22q11.2DS); 4/ Développer et adapter une technique électrophysiologique originale de mesure des marqueurs cérébraux des mécanismes cognitifs et des processus intégratifs dans l’enfance et dans les troubles développementaux

Coordinateur :
Jean-Yves Baudouin
LEAD – Pôle AAFE- Université de Bourgogne

Collaborateurs :

  • CHU-Dijon,
  • CNRS,
  • INRA,
  • uB

Dans le contexte d’évolution des conditions de travail des soignants, le projet REL@TIONS (Relations, Communication, Santé) vise à mesurer la perception croisée que les soignants et les patients ont de la qualité des relations soignant-soigné. Nous analysons d’une part l’impact des conditions de travail perçues (représentées) par les soignants (stress, anxiété-dépression, qualité de vie au travail) et d’autre part les conséquences sur l’éducation à la santé du patient avec un focus spécial sur les intentions comportementales concernant la mise en œuvre des « bonnes pratiques » en matière notamment d’activités physiques et d’alimentation. Le projet REL@TIONS procède par entretiens approfondis puis par questionnaires auprès des deux populations : soignants (N=90) et patients (N=90) au sein de 4 services : cardiologie, chirurgie viscérale, médecine interne et gériatrie du CHU de Dijon. Ces services ont été choisis pour leur niveau différencié de complexité.

Ce projet vise premièrement à mesurer la qualité des relations soignants-soignés, en relation directe avec les conditions de travail des soignants, et l’éducation à la santé du patient ; deuxièmement il ouvre sur la formation des soignants plus particulièrement dans l’établissement d’une formation de Master en « pratiques avancées » pour les professionnels de santé, plus précisément les infirmier(e)s.

Coordinatrice :
Edith SALES-WUILLEMIN
Laboratoire SPMS – Université de Bourgogne

Collaborateurs :

  • CHU-Dijon,
  • UFC,
  • uB