Le dispositif doctorant conseil

Dans le cadre du contrat doctoral, afin de faciliter l’orientation tant vers les activités de recherche que vers d’autres activités de l’économie, un-e doctorant-e allocataire peut s’investir à temps partiel, pendant tout ou partie des 3 années de préparation de sa thèse dans une mission au sein d’une entreprise ou d’un organisme (administration ou collectivité).

Ces missions peuvent être les suivantes : expertise, veille technologique, veille scientifique ou réglementaire, recherche bibliographique, état de l’art sur un sujet, formation, études de faisabilité, conseil en management, études diverses…

Cette mission ne doit pas excéder une durée cumulée de 32 jours/ an, qui peuvent être concentrés ou répartis tout au long de l’année. Elle peut être prolongée par avenant pour une durée maximale d’un an si des circonstances exceptionnelles concernant les travaux de recherche du/de la doctorant-e contractuel-le le justifient.

Le/la doctorant-e reste salarié-e de son université (qui le-la met à disposition d’une structure dans le cadre d’un contrat de prestation), et touche un complément de salaire pour cette activité. Il-elle peut s’appuyer sur les ressources de son laboratoire de rattachement pour la mener à bien, mais il n’est pas nécessaire que le sujet de sa mission soit lié au thème de recherche de sa thèse.

Dans le cadre de ce dispositif, une convention de collaboration est signée entre le-la « doctorant-e conseil », l’entreprise la structure d’accueil et l’université. Elle prévoit la définition des activités confiées au-à la doctorant-e contractuel-le, leurs modalités d’exécution et d’évaluation, ainsi que la contribution versée par l’établissement d’accueil au profit de l’établissement qui emploie l’intéressé-e.

Quels sont les intérêts de ce dispositif ?

  • Pour le-la doctorant-e : il s’agit de se confronter aux enjeux et aux impératifs de l’entreprise, en s’impliquant dans un projet extra-académique concret, et de renforcer son réseau et son expérience dans le cadre de la préparation de son insertion professionnelle future.
  • Pour l’entreprise ou l’organisme d’accueil : il s’agit de renforcer ses liens avec le monde académique tout en bénéficiant à moindre coût des profils de compétences innovantes des jeunes chercheur-se-s, mis-e-s au service de nouveaux projets.
  • Pour l’université, il s’agit de valoriser le potentiel de formation par et pour la recherche de ses labos tout en tissant et/ou renforçant ses liens avec le monde socio-économique.
  • Enfin, pour la Région qui finance le dispositif : il s’agit de fortifier l’activité du territoire BFC en tissant des liens entre entreprises et recherche.

Les conditions d’exercice de cette mission d’expertise sont définies à l’Art. 5 du Décret n°2009-464 du 23 avril 2009 et dans le décret d’application promulgué le 24 juin 2009. Ce décret précise les règles de mise en œuvre de ce dispositif (durée, salaire, missions éligibles…)